Bilan du mois d’octobre 2016

Et oui, mieux vaut tard que jamais! La fin d’année a été un peu surchargée et nous n’avons pas pris le temps de publier notre progression.

Le mois d’octobre s’est révélé être un mois assez mitigé. Pas de progression du CA par rapport à septembre (le comice agricole de Thiviers avait un peu sur-évalué septembre), les premiers questionnements sur la gestion du stock dans notre phase de croissance (j’y reviendrais) et le premiers refus lors de nos démarchages commerciaux (pour diverses raisons, j’y reviendrais également) sont à mettre du coté difficile de ce mois. Tandis que la sortie de l’Origin’ale v2 avec une meilleur prise en main du matériel nous a vraiment rassuré quand à notre capacité à sortir des bières dont nous sommes fiers.

Stock et croissance

C’est la partie la plus compliquée à gérer pour nous depuis octobre (article écrit le 1er janvier 2017). Notre outil de production nous permet de sortir pas loin de 2000 bouteilles par brassin, à raison de 3 (presque 4) brassins par mois. Or nous ne vendons pour le moment pas notre production mensuel en un mois, et nous nous attendons à avoir une progression d’un mois sur l’autre sans pour autant savoir laquelle. Donc sur un plan purement quantitatif nous ne voulons pas produire à 100% de notre capacité pour ne pas avoir trop de stock (autant de trésorerie – le nerf de la guerre- immobilisé) mais nous ne voulons pas être en rupture de stock non plus ce qui serait un non-sens vu que notre outil de production n’est pas à 100%.

Ce rajoute à cela l’aspect qualitatif : notre gamme fixe est composée de 4 bières que nous aimerions pouvoir proposer en même temps toute l’année (c’est un voeu pieu 🙂 ). Bref, ce mois-ci nous avons compris que l’équation comportait trop d’inconnues et que nous devions soit accepter d’avoir un surplus de stock momentané soit de gérer des ruptures sur une ou plusieurs bières. 3 mois plus tard nous n’avons toujours pas la réponse mais nous naviguons entre les deux en faisant au mieux 🙂

Démarchage

Nous avons commencé à démarcher en septembre, et si certaines ouvertures de point de vente ont été actées rapidement, nous avons aussi eu quelques refus. Rien d’anormal ou de surprenant mais sans y avoir été confronté avant ce ne sont pas des moments super agréable et dans tout les cas il faut arriver à analyser un peu les raisons du refus et voir si cela doit amener une remise en question d’un aspect du produit ou si tout simplement la cible n’était pas la bonne. Quand tu démarres tu as surtout envi de vendre tes produits pour pouvoir assurer la suite de la société, et cela peut avoir comme aspect négatif d’enlever un peu de ce qui fait la spécificité de tes produits ou de ton entreprise. Il nous a fallu quelques jours de discussions entre nous et avec nos associés pour faire émerger ce coté là de nous même. Ce sont nos produits, ils nous plaisent*, nous assumons le fait qu’ils ne plaisent pas à tout le monde et les conséquences que cela implique, notamment sur le plan commercial. Ce n’est pas forcement un message facile à transmettre surtout quand l’aspect affectif rentre en jeu (le cas de l’ami qui souhaiterais absolument acheter vos bières mais qui ne les aime pas) mais c’est la seule solution viable à moyen et long terme. Le nombre de brasserie explose, si nous nous mettons à faire des produits consensuels pour vendre plus aujourd’hui, demain nous serons mangé par une brasserie régionale qui produit 10 fois plus que nous pour 2 fois moins cher.

*Cela ne veut pas dire que nous trouvons nos produits parfaits, simplement nous les trouvons suffisamment bons pour les assumer. Ceux qui viennent à la brasserie savent que si nous avons une bière « bonne » (sans défaut) mais sans intérêt particulier nous la déconseillons (c’est arrivé sur la Canton’ale, brassée avec des houblons du coin) en expliquant que cette bière est OK mais ne reflète pas ce que nous voulons faire.

Aller, assez parlé, voici les chiffres d’octobre 🙂

Les chiffres d’octobre sont globalement en baisse par rapport à septembre. Comme mentionné un peu plus haut, le comice agricole sur lequel nous étions présent participe largement à cet écart puisque nous avions réalisé quasi 600€HT ce jour là. Enfin, c’est plus facile d’écrire cela avec 2 mois de recul 🙂

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